lundi 30 novembre 2009

LMCU commande une enquête sur les pratiques culturelles à l'occasion des cinq ans des Maisons folie

Cinq ans de Maisons Folie dans plusieurs grandes villes de la métropole, le festival-tremplin " Tour de Chauffe " de Comines, Villeneuve d'Ascq et Faches-Thumesnil pour la troisième fois, presque dix millions d'euros investis dans la culture métropolitaine cette année, et bientôt le Lille Métropole musée d'art moderne (LaM) ouvrira ses portes. Ce sont autant de raisons de se réjouir et de se congratuler, à la communauté urbaine de Lille.

" Aujourd'hui, ce sont les communes qui conservent la compétence culturelle, assure Olivier Henno, premier vice-président de Lille Métropole Communauté Urbaine. Mais LMCU y tient un rôle important. " En effet, l'élu précise que la communauté urbaine dépense 10 euros par habitant métropolitain pour aider la culture. " Sans LMCU, il n'y aurait peut-être pas d'égal accès aux activités culturelles sur le territoire ", poursuit-il.

Sans oublier le musée d'art moderne. LMCU a investi trente millions d'euros dans ses travaux de rénovation, et cinq millions pour son fonctionnement.

Garantir l'accès à tous

Alors, pour continuer à " faire rayonner la métropole à travers la culture ", LMCU a commandé à l'observatoire culturel de Grenoble une enquête sur les pratiques culturelles des habitants de la métropole, " pour mieux savoir ce qu'ils font, ce qu'ils ne font pas, et ce qu'ils aimeraient faire ".
" Que le projet soit intercommunal, territorial, et vise l'égal accès de tous à la culture. Ce sera bientôt une condition à l'aide supplémentaire de la communauté urbaine aux communes ", prévient le vice-président. Pour l'observatoire culturel de Grenoble, ce type d'enquête n'est pas nouveau à l'échelle d'une ville. Mais pour une métropole, c'est rare. " C'est pourquoi la Direction régionale des affaires culturelles finance cette étude à hauteur de 50 %. " L'enquête devrait se dérouler sur une période d'un an et demi.

Source : La Voix du Nord du Lundi 30 Novembre 2009

Quelques photos du Centenaire du Grand Boulevard...





http://www.lillemetropole.fr

Claude Dhinnin : " Le Grand Boulevard doit devenir l'axe monumental de l'Eurométropole "

L'ancien maire de La Madeleine est chargé par Martine Aubry, présidente de Lille Métropole Communauté urbaine, d'une mission portant sur la restructuration du Grand Boulevard. Au fil de ses consultations, l'homme a acquis la conviction que, avec LMCU comme chef d'orchestre, l'artère historique de la métropole transfrontalière mérite des choix audacieux pour devenir " les Champs-Elysées du Nord ".

Quelle est l'image du Grand Boulevard actuellement ?

" Globalement, le Grand Boulevard est relativement bien perçu, même si, objectivement, il s'est dégradé depuis cinquante ans. C'est un axe qui est encore très prisé des habitants de la métropole, notamment parce qu'il continue d'opérer une liaison facile entre Lille, Roubaix et Tourcoing. Cependant, cette image-là doit changer un peu. Il doit être mieux partagé entre les différentes catégories d'usagers : automobiles, cyclistes, piétons, personnes à mobilité réduite. "

C'est la fin du tout-automobile ?

" Tout le monde souhaite que le Grand Boulevard conserve sa vocation automobile. Mais il faut à tout prix éviter qu'il redevienne une autoroute urbaine. Aujourd'hui, je pense qu'il faut faire baisser la vitesse. Faut-il passer à 50 au lieu de 70 km/h ? Peut-être. On respecterait mieux la nature, il y aurait moins de bruit pour les riverains. La bonne formule, c'est peut-être aussi de vraiment faire respecter la limitation à 70 km/h, par la pose de radars, et de passer les latérales en zone 30, ce qui permettrait d'améliorer la desserte des communes riveraines. "

Au-delà de l'aspect routier, quelles pistes avez-vous explorées ?

" Il faut refaire de ce Grand Boulevard un lieu de vie à part entière. Ca commence par replanter de nouvelles essences pour remplacer les arbres malades et par un reverdissement plus global. Regardez ce qui se fait sur les voies de tram à Valenciennes, qui sont complètement engazonnées ! Il faut ensuite lui redonner un éclairage homogène, plus agréable. Et puis, il va falloir rétablir des trottoirs dignes de ce nom. Vraiment, il faut qu'on retrouve du plaisir à se promener sur le Grand Boulevard. "

Cette recherche de l'homogénéité du boulevard passe-t-elle par un regroupement des compétences à la communauté urbaine ?

" Ce serait logique. Il y a actuellement des pourparlers entre la communauté urbaine et le conseil général pour que la compétence sur la voierie soit transférée à LMCU. Idéalement, il faudrait un seul gestionnaire pour ce boulevard. Les maires, eux aussi, devraient accepter de lâcher un peu leur mainmise sur leur partie de boulevard. Ce ne veut pas dire tout abandonner à LMCU, mais celle-ci doit devenir le véritable chef d'orchestre. "

Certains évoquent la possibilité de le fermer à la circulation à certaines périodes...

" Récemment, une grand-mère me disait qu'elle rêvait de voir de son vivant une braderie sur le Grand Boulevard. Pourquoi pas ! Personnellement, je suis favorable à ce qu'on trouve un système peu contraignant qui permette de fermer le boulevard ponctuellement, un dimanche matin de temps en temps par exemple. On pourrait y faire du vélo, du roller... Sans parler de la vocation culturelle que Martine Aubry voudrait lui donner.

On ne fera sans doute pas tout tout de suite. Je pense que c'est un chantier de 25 ans. Mais on doit être audacieux dans nos propositions. Le Grand Boulevard doit revenir aux qualités de ses origines, redevenir une vitrine, les " Champs-Elysées du Nord ", et même le coeur de l'Eurométropole de Lille à la Belgique en passant par Roubaix et Tourcoing. "

Source : La Voix du Nord du Lundi 30 Décembre 2009


L'association Hier-Wervicq ravive la mémoire du patrimoine ancien

Garder précieusement en mémoire le passé de Wervicq-Sud et le faire partager : voilà l'objectif que s'est donnée l'association Hier-Wervicq, créée en 1983 par l'ancien maire, Antoine Freys, et abritée dans la vieille demeure d'ouvrier agricole (datant du XIXème siècle) que compte la propriété Dalle-Dumont. C'est là même, vendredi soir, qu'a eu lieu l'assemblée générale de l'association patrimoniale, en présence de Jean-Gabriel Jacob, maire, accompagné de Valérie Hautefeuille, adjointe aux fêtes et cérémonies.

En l'absence du président, Bernard Leleu, retenu par la maladie, René Nolf rappela les moments forts de l'exercice écoulé " dont les "dimanches à thèmes" qui sont de plus en plus prisés " par les nombreux visiteurs.

Outre les expositions et les visites du Musée des petits métiers de la ferme qui servent de base éducative aux écoles de la commune et aux associations des environs. Hier-Wervicq développe " toute une série d'activités annexes qui ont pour but de favoriser la mémoire du patrimoine ancien, tout en privilégiant l'aspect festif et convivial de ces rendez-vous champêtres ".
Parmi les nouvelles animations au programme : les spectaculaires pigeons kamikazes de Birmingham (Angleterre) qui seront présents, le 25 avril prochain, pour la réouverture du site, " tandis qu'une exposition de peinture consacrée à René Romaens et une journée de l'attelage constitueront les points forts de la saison ", précise encore René Nolf.

Parcours de mémoire franco-belge

Après avoir remercié la municipalité wervicquoise pour son soutin logistique et financier, Christian Mas, trésorier de l'association, fit état de comptes en équilibre, lesquels furent adoptés à l'unanimité.
A noter, le bureau enregistre l'arrivée de Claudio Filice en remplacement de Bernadette Fastré, démissionnaire.

Jean-Gabriel Jacob annonça ensuite la création d'un " Parcours de mémoire ", dans le bois Dalle, et la réhabilitation des blockhaus qui s'y trouvent, ainsi que la remise en état des vestiges datant de la Grande Guerre. Cette opération, menée avec les communes belges et françaises du front d'Ypres, est toutefois suspendue à une éventuelle subvention de 50% émanant de l'Union européenne.

Source : La Voix du Nord du Lundi 30 Novembre 2009


dimanche 29 novembre 2009

L'inauguration manquée de Monsieur Mongy

Le 4 décembre 1909, tout ce que Lille, Roubaix et Tourcoing comptent de décideurs inaugure en grande pompe le Grand Boulevard. Mais à l'heure de couper le ruban, il est un absent, et de taille. Cet absent, c'est Alfred Mongy. L'homme sans qui le boulevard ne serait pas.

Une silhouette noire, en redingote et haut-de-forme, arpente sans se lasser un chantier de plusieurs kilomètres à travers champs. Cette silhouette, les ouvriers la connaissent bien. C'est celle de monsieur Mongy. Le chantier qui s'achève, lui, est l'oeuvre de sa vie. Du moins celle qui le fera passer à une discrète postérité. Une liaison de tramways électriques flambant neuve sur un axe flambant neuf : le Grand Boulevard. Ce grand boulevard est un axe attendu depuis des décennies pour relier trois cités au destin commun, trois villes qui en ce tout début du XXème siècle explosent à la fois démographiquement et économiquement : Lille, Roubaix et Tourcoing. Si le chantier du boulevard en tant que tel a été confié à l'ingénieur Arthur Stoclet, son principe, lui, est défendu par Alfred Mongy depuis près de cinquante ans ! Celui-ci a en effet à peine vingt ans, lorsque, jeune dessinateur au service des travaux de la ville de Lille, il dépose dès 1860 un projet de création de boulevard reliant les trois pôles de la métropole. On l'aura sans doute jugé trop jeune à l'époque.

Bâtisseur

Alfred Mongy, en tout cas, est un tenace. Porté par un idéal de progrès qu'il faisait passer par le développement urbain. " Il faut soutenir la création, peut-être éphémère, des grandes villes, parce qu'elles sont des centres de civilisation et de lumière dont les foyers peuvent s'éteindre mais dont les ondes cheminent dans l'infini ", déclare t-il un jour dans un discours. Grandiloquent, certes. En tout cas très éclairant sur le personnage.
En 1879, il devient directeur des travaux de la ville de Lille. Et c'est peu dire qu'il va honorer sa fonction : percement des boulevards Louis - XIV, Vauban et Lebas, construction d'une quarantaine d'écoles et d'établissements éducatifs, création des facs de lettres et de droit, du collège Jean-Macé, réalisation d'un réseau d'égouts, restauration de la Porte de Paris, aménagement du Bois de la citadelle (appelé autrefois Bois de la Deûle) et enfin mise en place d'un réseau métropolitain de tramway à cheval sur près de 70 km.

Véritable Haussmann lillois, Mongy n'a pas renoncé alors à son grand dessein : en 1885, il redépose un nouveau projet de boulevard entre Lille et Roubaix-Tourcoing. Las, le maire de Lille le retoque. Dépité, Mongy, qui ne s'entend pas avec Gustave Delory, le nouveau maire, quitte la mairie en 1896. Il a alors 56 ans. Il aurait pu s'en tenir là. Quitter la vie professionnelle sur un bilan déjà remarquable. Mais notre homme est infatigable et toujours porté par son idéal de progrès. En 1900, il crée la Compagnie des tramways et voies ferrées du Nord. Il achète une concession sur le futur Grand Boulevard, dont il va financer, sur ses propres deniers, un quart du coût. A défaut d'avoir été retenu pour le chantier du boulevard, Mongy s'invite dans l'opération en s'investissant dans le réseau de transport en commun qui va, en quelque sorte, charpenter ce boulevard.

Le 4 décembre 1909, Mongy n'est pas là pour inaugurer le grand axe métropolitain. Il ne loupe pas, en revanche, l'inauguration du tramway, une semaine plus tard. Un tramway électrique que les habitants de la métropole vont vite s'approprier : la compagnie de M. Mongy ne pratique qu'un seul tarif. Pas de première et de seconde classe. Un choix qui assure une grande popularité à la compagnie et à son créateur. Les trams sont vite baptisés " Mongy ". Notre homme tient sa reconnaissance, sa revanche. Aujourd'hui, le tram est plus souvent appelé " Transpole " que " Mongy ". Reste une station de tramway roubaisienne et un lycée professionnel à Marcq-en-Baroeul pour perpétuer sa mémoire. Trop peu sans doute au regard du visionnaire et de l'acteur qu'il fut au service du Grand Lille.

Source : La Voix du Nord du Dimanche 29 Novembre 2009



Au coeur de l'artère, des dizaines d'animations

Hier après-midi, les neuf communes de la métropole traversées par le Grand Boulevard ont rendu chacune à leur manière, hommage à la voie centenaire. Tour d'horizon des festivités, de Lille à Roubaix-Tourcoing.

Lille

Quelques coups de klaxon ont retenti en début d'après-midi, les automobilistes ne comprenant pas pourquoi un cheval de fer et un tracteur déguisé en tram bloquaient la circulation dans les rues de Lille. Les comédiens de la compagnie toulousaine Phun dissipaient rapidement le malentendu en distribuant des tickets de transport aux passants, qui faisaient patiemment la queue afin d'avoir la chance de grimper dans cette réplique du Mongy. De la Grand'Place à la station Romarin, une quinzaine de personnes l'ont suivie.

A la station Clemenceau, en uniforme de guide, le comédien Jacques Herlin accueillait les voyageurs.

La Madeleine

Un caricaturiste aux drôles de lunettes, un comédien-guide qui fait naître un conteur avec son téléphone portable, une joueuse d'orgue de Barbarie, des gymnastes en costumes à rayures... Entre la station Romarin et la station Saint-Maur, les animations se sont multipliées à la Madeleine avec, à chaque fois, une bonne poignée de promeneurs enthousiastes agglutinés autour. Avenue de la République, la résidence de la Renaissance a même ouvert son hall magnifique au son de vieilles chansons françaises, reprises en choeur par le public. Une réussite.

Marcq-en-Baroeul

On ne pouvait pas le manquer : à la station Clemenceau, en uniforme de guide, le comédien Jacques Herlin accueillait les voyageurs et les orientait vers le conservatoire de musique. Cet ancien hôtel particulier (1929) a connu une jolie fréquentation. " Cette maison m'avait souvent intrigué ", confiait Claude, un Lambersartois qui passe souvent par là, à vélo. Intriguée aussi, Alix, une Marcquoise, s'y était également rendue pour le concert... et avait fait vingt-cinq minutes de marche pour venir.

Villeneuve-d'Ascq

Le temps. Pas celui qui passe, mais celui du ciel, a failli perturber la fête à Villeneuve-d'Ascq. Si la météo a contraint les colombophiles à annuler le lâcher de cent pigeons, le public, lui, n'a pas fait défaut ! Les riverains invités à suivre une visite guidée étaient une cinquantaine à écouter les récits de Jean-Pierre Mortier, de l'office de tourisme, habillé pour l'occasion en wattman (conducteur de tramway) du début du siècle dernier. Après la fanfare et le défilé des géants, même atmosphère, salle Dequesnes, pleine, où des bénévoles, en costumes d'époque, racontaient le Grand Boulevard par la photo et la maquette.

Roubaix

Pas de spectacle pour fêter ce centenaire, mais de la culture. L'office de tourisme avait organisé plusieurs visites de lieux symboliques et historiques bordant le Grand Boulevard. Les Archives du monde du travail, le rang des Drapiers, l'hospice Barbieux, ou le célèbre parc du même nom, ont tous joué un rôle dans l'histoire de l'avenue, c'est ce que les guides de l'office ont rappelé aux quelques curieux qui ont suivi leurs conférences déambulatoires, de 14h à 16h30.

Croix

Service minimum pour la commune, qui avait davantage fêté le premier anniversaire du Grand Boulevard. Outre une exposition sur l'histoire du boulevard visible à l'hôtel de ville, la participation croisienne s'est résumée à trois prestations de l'harmonie municipale, à la station Clinique du parc.

Wasquehal

Sport, culture, loisirs, c'est avec ces trois thèmes que Wasquehal s'est reliée au centenaire du boulevard, à la station Pavé de Lille. Outre l'exposition consacrée au Tour de France dans la station de métro, plusieurs associations sportives, musicales et de loisirs ont proposé des animations tout l'après-midi, en bordure des rails du Mongy.

Tourcoing

Ce n'était pas la foule des grands jours à Tourcoing. La petite manifestation prévue avec activité de bicross, voitures à pédales, essais de Segway, de skates électriques, n'a pas vraiment eu le succès escompté. Même l'opération de revente de vélos, de réparations et de distribution de conseils mise en place par l'Association droit au vélo n'a pas été franchement réussie. La plupart des Tourquennois ont regretté que l'opération n'ait pas pu être montée en même temps que celle qui avait réuni des centaines de voitures anciennes, ainsi que des milliers de spectateurs, à Mouvaux. Cette opération s'était arrêtée exactement à l'endroit où commençait celle de Tourcoing hier !

Mouvaux

Dans cette dernière commune, qui ne participait pas à vraiment parler aux activités locales, une exposition de photographies de Laurent Vandenbeusch a été organisée le temps d'un après-midi et cent bougies ont été allumées par des habitants en fin de journée.

Source : La Voix du Nord du Dimanche 29 Novembre 2009

samedi 28 novembre 2009

Le 28 Novembre 2009

C'est ce Samedi 28 Novembre 2009 qu'était célébré le Centenaire du Grand Boulevard dans la métropole lilloise.

L'occasion de découvrir au fil des stations de tramway des manifestations, des festivités, des expositions...

Ainsi, je me rendu à Tourcoing pour découvrir les éventuels futurs moyens de déplacement dits " doux ". Ainsi, j'ai expérimenté le skate électrique, un segway électrique.

J'ai pu découvrir dans un bus totalement décoré et aménagé, une exposition sur l'évolution du tramway au fil des années (Association AMITRAM).

Des véhicules militaires étaient mis en valeur pour la fête et le musée Verlaine était exceptionnellement ouvert.

Vers 19h, je me suis rendu au Croisé-Laroche, station " carrefour " du Grand Boulevard, pour assister au final pyrotechnique organisé par le Groupe F, très connu pour ses nombreux succès lors d'événements sportifs internationaux mais aussi pour l'embrasement de la Tour Eiffel...

Une belle journée toutefois gâchée par la pluie, qui a terni de ce fait un peu la fête.

vendredi 27 novembre 2009

Le transport à la fête pour le centenaire

Demain, Lille Métropole organise ses festivités pour le centenaire du Grand Boulevard. Sur la portion tourquennoise de l'axe, une série d'animations gratuites seront proposées tout à l'après-midi, de 14h à 18h. Expositions, braderie, visites, initiations, parcours nature ou à vélo sont au programme. Attention : l'axe sera bloqué toute la journée.

Braderie des moyens de transport " doux "

Pour tous ceux qui souhaitent vendre leur vieille bicyclette ou acheter un vélo d'occasion, rendez-vous sur le stand de l'association Droit au Vélo. Chacun peut également procéder gratuitement à un marquage antivol Bicycode de son vélo (se munir d'une pièce d'identité pour la vente de vélos). Le magasin tourquennois Pieters présentera ses activités et plusieurs modèles de cycles. Avec l'atelier réparation vélo de Lille-Sud Insertion, petites réparations sur place, conseils, information. L'association Ride On Lille récolte vos vieilles paires de rollers. Ces dons de rollers seront envoyés à l'association Burkina Glisse au Burkina-Faso, dans le cadre du projet Roulons ensemble.

Stands d'information

L'antenne régionale de la sécurité routière et l'association de la Prévention Routière vous informent sur la sécurité routière, les comportements à risque en vélo, l'opération Capitaine de soirée... Présentation de voitures sans permis par l'entreprise tourquennoise Corselle. Les Floconneux présenteront les activités de leur association.

Les moyens de transport au fil du temps

Un ancien bus transformé en salle d'exposition, pour découvrir le grand boulevard d'antan et les moyens de transport d'autrefois, avec l'association AMITRAM. Le Musée Verlaine sera exceptionnellement ouvert ce samedi et présentera une dizaine de véhicules anciens, de guerre et civils, allant des années 30 aux années 50 (4 bis avenue de la Marne, ouvert de 14h à 18h).

Les nouveaux modes de déplacements urbains

Démonstrations et initiations au roller (rink hockey, rollet quad ...) avec le Hockey Club du Fresnoy ; ateliers BMX ; initiation " Remise en selle " ; sortie pédagogique à vélo d'une heure (ouverte à tous, départ à 15h du stand de l'association Droit au Vélo, près du Pont hydraulique). Initiations au segway, flybars (bâtons sauteurs), flyjumpers (échasses bondissantes), freejumpers (chaussures kangourous), SQRL (monocycle), Balanzbike (karting à pédales à trois roues), skate électrique... Activités encadrées, pour enfants à partir de 8 ans et pour adultes.

Visites des sites remarquables

Peter Maenhout et l'association Architecture(s) organisent des visites guidées des sites et façades remarquables du boulevard. Rendez-vous à 14h et à 16h devant le musée Verlaine, 4 bis avenue de la Marne. Durée : 1h30.

Découverte des berges du canal

Visites guidées de la faune et de la flore avec l'Espace Naturel Lille Métropole. A 14h30, 15h30 et 16h30, départs du stand de l'ENLM, près du Pont hydraulique.

Exposition : " Les 100 ans du Grand Boulevard ". Du 29 novembre 2009 au 28 février 2010 au centre d'histoire locale, 11 bis place Roussel.

Infos pratiques

Demain, les tramways seront gratuits à partir de 14 h. En raison de l'organisation des festivités, la voie centrale entre les stations Pont hydraulique et Ma Campagne sera bloquée de 9h à 21h. Les voies latérales resteront accessibles aux voitures.

Source : Nord Eclair du Vendredi 27 Novembre 2009

mercredi 25 novembre 2009

Ouvrages intéressants sur le Grand Boulevard

- BLONDEAU Gérard, Le Mongy, tramway du Nord, Ed. La Régordane, 1995
- DELEMARLE Sylvaine, S'il te plaît, raconte-moi l'histoire de Transpole, Transpole, 2004
- DEMANGEON Alain, WERQUIN Ann Caroll, Le boulevard et la ville, Ed. Thalès, 154 p., 1986.
- HENNART Hubert, DESBARBIEUX Jacques, Le Grand Boulevard Lille-Roubaix-Tourcoing, Coll. Regards croisés, Ed. Alan Sutton, 128 p., 2009.


Arthur Stoclet, l'ingénieur aux larges vues

Des " hommes, dynamiques et brillants, qui prirent part à la conceptualisation de ce boulevard ", selon l'expression d'Alain Demangeon et Ann Caroll Werquin dans Le boulevard et la ville, Arthur-Ghislain Stoclet est paradoxalement l'un des plus importants mais l'un des plus oubliés. C'est pourtant lui qui a imposé une artère rectiligne d'une largeur inédite à l'époque.

Arthur-Ghislain Stoclet est un homme du Nord. Il naît le 15 décembre 1856 à Sassegnies, un village situé à quelques kilomètres d'Avesnes-sur-Helpe... Adolescent, il est inscrit au collège d'Avesnes puis, sans doute en raison d'un déménagement familial, fréquente celui de Charleville.

Dans les années 1870, il entre au lycée de Lille. Elève brillant, il obtient le prix d'honneur au concours général en mathématiques. Bachelier, il intègre, à l'âge de 19 ans, l'Ecole polytechnique le 1er novembre 1875 et deux ans plus tard celle des Ponts et Chaussées.

Une approche moderne

Ses premiers postes le font voyager partout en France, dans les Ardennes en 1878, dans le Morbihan en 1879 puis à Forcalquier, dans les Basses-Alpes, en 1880. En 1882, Arthur-Ghislain Stoclet revient dans le Nord : il est affecté aux Voies navigables à Dunkerque puis à Lille l'année suivante. En 1883, parallèlement à l'exercice de son métier, il enseigne à l'Institut industriel du Nord de la France, à Lille : il donne des cours de mécanique appliquée, de chemins de fer et de constructions industrielles et assure même la direction des études pendant 12 ans, de 1886 à 1898.
En 1897, il est nommé agent-voyer, mis à la disposition du préfet du Nord pour l'entretien des routes. C'est probablement de ces années-là que date sa rencontre avec Alfred Mongy, son homologue à la mairie de Lille. Ingénieur en chef du Nord, il finalise le projet du Grand Boulevard, dirige les travaux jusqu'à l'inauguration et assure le suivi du programme jusqu'en 1919. Sans conteste, il en est un acteur majeur aux côtés d'élus tels que les conseillers généraux Antoine Guillain, directeur honoraire des routes et député du Nord, ou Eugène Motte député et maire de Roubaix de 1902 à 1912.

Arthur Stoclet vient à bout des réticences de ceux qui s'étonnent de l'ampleur de ce projet. S'il ne sous-estime pas les fortes incidences budgétaires ou encore la mise à niveau de nombreuses routes du département, il a en revanche une approche tout à fait moderne de l'évolution de la ville en anticipant l'extension, le développement de la circulation, le besoin de liaisons directes et rapides. L'homme, qu'un supérieur hiérarchique avait jugé " d'un caractère souple mais un peu léger " comme le rappellent Alain Demangeon et Ann Caroll Werquin, est alors au sommet de la gloire. Il représente la France au troisième Congrès international de la route qui se tient à Londres en 1912. A l'heure de la retraite en 1922, comblé d'honneurs, l'inspecteur général des Ponts et Chaussées Arthur Stoclet demeure l'homme qui a osé ouvrir un boulevard de 50 mètres, le plus large jamais aménagé à cette époque.

Source : LilleMétropoleInfo Spécial Centenaire du Grand Boulevard - Novembre 2009



" Nordistes célèbres ", un nouveau hors-série à découvrir dès aujourd'hui dans les kiosques

Véritable terre de talents, le Nord-Pas-de-Calais a vu naître des centaines et des centaines d'hommes et de femmes qui ont marché sur les chemins de la gloire. La Voix du Nord sort aujourd'hui un hors-série de cent pages, qui dresse le portrait de trente-six d'entre eux. De Brigitte Fossey à Serge Lutens, d'Alain Decaux à Robespierre, de Michel Jazy à Isabelle Aubret, de Louis Blériot à Louise de Bettignies...

L'exercice n'était pas difficile, il était carrément périlleux ! Comment choisir en effet trente-six visages, trente-six parcours parmi tous ceux et celles qui ont porté haut les couleurs de la région, partout dans le monde, hier comme aujourd'hui ?

Grand théâtre

Le résultat n'est donc pas scientifique. Il ne résulte d'aucun sondage, d'aucun baromètre de popularité. Il s'agit juste d'un choix de la rédaction, forcément aléatoire, de coups de coeur pour des Nordistes qui ont marqué leur siècle, leur ville et leur domaine. Dans le cinéma, l'art, la littérature, la musique, la chanson, la politique, le sport, le journalisme, la mode, l'église, le monde de l'entreprise... Au fil des pages, on fera ainsi plus ample connaissance avec Bruno Coquatrix, Roger Salengro, Jacques Duquesne, Auguste Mariette, Luc Doublet, Jean Bart ou Maurice Titran...

Pour chacun, une courte biographie en cinq dates et deux phrases marquantes viendront planter le grand théâtre de leur vie. Où un témoin privilégié vient évoquer l'ami, le collègue, ou même le fils. Gérard Jugnot raconte Jean-Paul Rouve, Hervé (des Mauvaises Langues) parle de Jef Kino, Gilbert Louchart évoque la mémoire de son oncle l'abbé Lemire, Carolyn Carlson témoigne sur Marie Desplechin ou Alain Vasseur parle de son fils Cédric.

(...)

Source : La Voix du Nord du Mercredi 25 Novembre 2009

Blogosphère

Comment une franco-belge (versant flamand) qui a vécu 25 ans en Flandres avant de débarquer à Paris voit-elle le monde ?

C'est ce que nous raconte au quotidien cette Européenne qui ne manque pas d'humour. On y apprend comment passer son permis en quelques semaines (en Belgique), pourquoi les Belges flippent moins face à la grippe A que les français et pourquoi les Flamands réchauffent des plats préparés alors que les Wallons cuisinent. Sans oublier quelques réflexions bien senties sur les différences de traitement de l'information dans les journaux des deux côtés de la frontière.

Tout ceci, à relativiser bien sûr !

http://babypolochon.wordpress.com

Samedi sur le Grand Boulevard : stations en fête pour 100 ans d'existence

Il y a un siècle, le 4 décembre 1909, ouvrait le Grand Boulevard. Samedi, la communauté urbaine et les neuf villes qu'il traverse fêteront le centenaire de cette épine dorsale de la métropole lilloise. Rendez-vous aux stations de tramway tout l'après-midi, et au Croisé Laroche le soir pour le feu d'artifice.

Au Romarin, un tramway venant de Lille passe, revêtu de son habit de fête, "100 sites à découvrir le long du Grand Boulevard ", est-il écrit en grands chiffres et lettres blanches. En dessous, on lit " Allez-y en tram ". Le conducteur sait-il que le café qu'il a laissé sur sa droite existait déjà à l'époque où le " Mongy " a fait son premier parcours entre Lille et Tourcoing ou entre Lille et Roubaix ?

C'était il y a cent ans. Enfin presque, à quelques jours près. Le Grand Boulevard naissait. " C'était le premier signe de la création de la métropole ", fait remarquer Rudy Elegeest, vice-président de la communauté urbaine. L'anniversaire valait bien une fête, poursuit-il en substance, expliquant à ce sujet qu'il fallait faire converger les initiatives et les fédérer. C'est une des tâches auxquelles s'est attelée LMCU, qui a piloté une opération associant toutes les villes riveraines et une foule de partenaires. Pour autant, ajoute Rudy Elegeest, le Grand Boulevard ne se décline pas seulement au passé, mais également au présent et au futur. " Il s'agit de ne pas rester l'oeil rivé sur le rétroviseur. "
Mais quel futur ? En particulier, la requalification progressive du Grand Boulevard, et l'écoute de ce que les riverains ont à dire en ce domaine. Rudy Elegeest a aussi évoqué la possibilité, une ou plusieurs fois par an, de fermer le Grand Boulevard afin de l'offrir aux piétons, vélos, rollers. Affaire à suivre...

La journée de samedi, observe l'élu, permettra de redécouvrir un axe qu'on emprunte sans le voir. Le budget n'est pas mince. Sans parler du numéro spécial de Lille Métropole Info, la communauté urbaine débourse 120 000 euros. A quoi s'ajoutent les sommes consacrées par les communes riveraines du Grand Boulevard aux animations qu'elles mettent en place.

La fête s'articulera sur deux pivots. D'une part, les visites commentées sur le thème des richesses léguées par cent ans d'architecture : l'artère est jalonnée d'anciennes maisons de maîtres, anciens hôtels particuliers ou immeubles plus modestes mais aux façades remarquables. Pour aller d'un site à l'autre, on prendra le tramway (gratuit à partir de 14h) : des " ambassadeurs " vous attendront aux stations. Du même coup, on verra briller l'autre facette de l'après-midi : les animations, présentations, expositions, concerts, parade urbaine. A signaler cette initiative originale : la lecture dans le tramway - entre les stations Trois Suisses et Faidherbe à Mouvaux - des origines du tram.

Source : La Voix du Nord du Mercredi 25 Novembre 2009

mardi 24 novembre 2009

Le Grand boulevard se conjugue au passé et à l'avenir samedi

Cent ans pour une autre identité entre Lille, Roubaix et Tourcoing. Cette année, le Grand Boulevard fête un anniversaire que la métropole lilloise met particulièrement en valeur.

L'ouverture du Grand boulevard il y a un siècle aurait-elle donné l'élan nécessaire à la naissance de la métropole lilloise ? C'est en tout cas l'avis de Rudy Elegeest. Le maire de Mons-en-Baroeul, vice-président de la communauté urbaine en charge des Grands événements, évoque même " un acte visionnaire et une préfiguration de la métropole ". Et c'est sans doute ce qui va pousser, samedi, une bonne partie des habitants à redécouvrir "leur" Grand boulevard. D'autres manifestations ont déjà été organisées pour célébrer le centenaire mais samedi, une cinquantaine de partenaires - des associations, des commerces et neuf communes - conjuguent l'endroit au passé, au présent et au futur. Entre expositions, redécouverte de cent lieux qui font l'histoire du Grand boulevard et feu d'artifice en forme de rencontre ouverte à tous, les organisateurs ont souhaité faire de l'anniversaire " un événement participatif ".
Colonne vertébrale de la manifestation, le tramway s'est, pour l'occasion, paré de nouvelles couleurs, avec un nouveau logo pour le Grand boulevard. Gratuit samedi après-midi, il sera peut-être aussi le symbole d'un Grand boulevard qui se tourne aussi vers son avenir. "Il va falloir s'adapter à l'évolution de nos modes de déplacement" estime Rudy Elegeest. Dans les années soixante-dix, la ligne de tram avait été l'une des seules, en France, à ne pas être supprimée. Comme un petit clin d'oeil au passé...

Source : DirectLille du Mardi 24 Novembre 2009

lundi 23 novembre 2009

Le Grand Boulevard, une “oeuvre d’hygiène sociale”

De 1880 à 1896, le Docteur Théophile Bécourt, secrétaire de la Commission des logements insalubres réclamait un “boulevard du XXème siècle” qui offrirait “air et lumière” aux enfants des courées. Aujourd’hui, seule la portion du Grand Boulevard entre Marcq-en-Baroeul et Tourcoing correspondrait en partie à son voeu.

Par ses dimensions (14 km de long, 50 mètres de large dont 9 pour la chaussée centrale), il n’a pas d’équivalent en France. Surnommé “Les Champs Elysées lillois” entre les deux guerres ou “Les mini-tunnels” après 1973, le Grand Boulevard qui se dédouble au Croisé-Laroche, tient en fait d’une idée hygiéniste et sociale. Entre 1876 et 1896, la population de Lille-Roubaix-Tourcoing passe de 345 000 à 510 000 habitants. Lille étouffe, enserrée dans ses remparts. L’idée hygiéniste se répand : il faut ouvrir les villes ouvrières au grand air par des trouées et des promenades. Le Docteur Bécourt va plus loin en proposant un exode salutaire de 30 ou 40 000 ouvriers. ” Profitez d’une voie de tramways, de la diffusion des trains d’ouvriers pour vous loger en banlieue, au village, pour le même prix vous avez un jardin et, au moins, vous avez de l’air, la lumière et le grand soleil ” leur dit-il pour les inciter à venir habiter le long du futur boulevard.

Un axe durable dès 1909

L’idée originale de relier ces trois villes industrielles puissantes, en pleine expansion, prend la forme d’un axe planté de 6000 arbres (peupliers d’Italie, platanes, ormes) où piétons, cyclistes et cavaliers côtoient les automobiles et un nouveau tramway électrique. Commence en 1905 un marathon de quatre ans : on perce les remparts lillois, on exproprie les terres agricoles, on construit des ouvrages hydrauliques comme le Pont du même nom à Tourcoing, etc. Les travaux sont pharaoniques, l’enveloppe aussi : 2 millions de francs de l’époque, soit l’équivalent de 7 millions d’euros. Le 28 novembre 1909, les lignes de tramways de l’Electricité de Roubaix-Tourcoing sont inaugurées.

Dès 1908, la bourgeoisie industrielle s’intéresse aux terrains vacants qui jouxtent le nouveau boulevard, enchantée à l’idée de pouvoir se faire construire des demeures ” à la campagne ” à deux pas des centres d’affaires. Loin des exigences du Docteur Bécourt et de ceux qui ont bien compris ses inquiétudes, le Y reliant Lille à Roubaix et à Tourcoing devient une vitrine de réussite sociale. Ironie de l’histoire.

Source : Magazine Municipal de Tourcoing, Label Ville de Novembre 2009

Venez fêter le centenaire du Grand Boulevard le 28 Novembre 2009

Le 28 novembre, de 14h à 20h, la vie sur le Grand Boulevard sera rythmée par des festivités. Les stations de tramway seront le théâtre de créations artistiques et des lieux d’expositions aussi diverses qu’inattendues. Les visites guidées à suivre seul ou en groupe permettront aux participants de voyager dans le passé. Cet après-midi de fête se clôturera en début de soirée par un grand feu d’artifice. Demandez le programme…


LILLE – Station Lille Flandres

La Grand’Place est livrée aux arts de la rue. Les compagnies Le Phun et Métalu A Chahuter unissent leurs talents pour une grande parade urbaine sur le thème des transports hippomobiles. Elles associent également leur force, puisque les comédiens tracteront un wagon de l’ancien tramway, le Mongy. Ce cheval de fer mécanique est accompagné de drôles de guides et de contrôleurs. Les voyageurs spectateurs sont invités à une flânerie architecturale en parcourant les souvenirs des lieux et bâtiments remarquables de la Grand’Place. Des visites guidées sont aussi proposées sur ces mêmes sites.


Station Lille Flandres et Hôtel Mercure

Exposition ” Le Grand Boulevard 1909-2009, Naissance d’une Métropole “.

ROUBAIX

Station Eurotéléport

L’office de tourisme, place de la Liberté, accueille l’exposition ” De l’utopie au Boulevard du XXème siècle “, du 10 au 28 novembre.
Des visites guidées sont organisées par l’Office de tourisme de Roubaix en partenariat avec la ville de Croix dans chaque station de tramway (station Alfred Mongy, située sur le boulevard du Général-de-Gaulle ; station Hôpital Victor Provo, située boulevard Jean-Jaurès ; station Parc Barbieux et station de la clinique du Parc, avenue de Flandre). Renseignements au 03.20.65.31.90.

TOURCOING

Stations Pont hydraulique et Ma Campagne

Ces stations, situées avenue de la Marne, sont le point de départ de différentes visites guidées à suivre en groupe ou individuellement.
Une braderie sur le thème des ” moyens de transports doux ” est proposée. Venez vendre ou acheter un vélo, une trottinette, voire une paire de patins à roulettes. Ce rendez-vous des chineurs dissimule sans doute quelques pièces de collections ou, mieux encore, des modèles de transports futuristes.
Les moyens de transport alternatif sont au coeur des expositions et animations proposées dans ces deux stations. Le public est convié à des initiations et challenges sportifs sur des voitures anciennes, des rollers, des BMX et des véhicules innovants.
Le musée du 5 Juin 1944 ” Message Verlaine ” est ouvert exceptionnellement pour l’occasion.

dimanche 15 novembre 2009

Exposition Peter Klasen

Cet après-midi, comme le temps n’était pas de la partie, j’ai décidé de me rendre à Roncq pour visiter l’exposition consacrée à l’artiste Peter Klasen.

Né à Lubeck en Allemagne en 1935, Peter Klausen vit et travaille à Paris depuis 1959. Artiste engagé, révolté, ses oeuvres évoquent la société industrielle, un monde lisse où l’artiste joue de multiples signes et objets : beautés lointaines inaccessibles, bouches sensuelles, murs de béton, objets de métal, ustensiles de cuisine, engins industriels, manettes, manomètres, disjoncteurs, amperemètres, cadrans volants, tuyaux…

L’oeuvre de l’artiste se résume à partir de 4 périodes de réflexion :

1969 – 1973

La réalité crue, froide et cinglante surgit dans la banalité d’un quotidien perçu sous sa plus extrême radicalité. A l’imaginaire hospitalier qui reflète un environnement aseptisé mais fantasmagorique, il associe une sensualité que des détails de corps féminins viennent souligner. Un sentiment d’angoisse émane de ces visions empruntes de décors technologiques, de séquences et d’une dominante du noir et blanc.

1974 – 1988

” Le corps humain disparaît complètement des oeuvres de Klasen derrière les lourdes portes, grilles, baches de camions, wagons, prisons, bref, derrière tous ces lieux qui, tristement, psychologiquement, symboliquement, enserrent, enferment, isolent, oppressent et cadenassent toute la frontalité des tableaux”.

1989 – 1999

” La volonté de Klasen de s’échapper des supports classiques, de sortir de la surface du tableau et d’investir l’espace, s’amplifie dans les oeuvres qui, si elles excluent toujours des objets de notre civilisation industrielle, le font beaucoup plus ostensiblement et aussi de façon plus sculpturale qu’auparavant…”

2000 – 2009

Les oeuvres récentes parlent avec plus de netteté du peintre lui-même, de sa fascination pour le cinéma. D’ailleurs, il n’hésite plus à se mettre en scène. L’antagonisme entre la rudesse du monde moderne qui nous entoure et le désir du corps, du visage à la plastique irréprochable, est poussé à son paroxysme et est magnifié par de nouvelles technologies complexes d’impression.

L’autre partie de l’exposition était consacrée au Mur de Berlin.
Voici les différentes pensées de l’artiste sur ce ” Mur ” :
- ” Ce mur conçu pour empêcher le dialogue devient un lieu privilégié de la communication.”
- ” Le mur a commencé à être vulnérable à partir du premier graffiti qui est resté, qui a fait mal au régime de la RDA. C’était une plaie ouverte extraordinaire, une faille, dans laquelle s’engouffrait la force de la parole. J’ai ressenti une très grande émotion.”
- ” Des mots d’injure et d’amour voisinent avec des avis de recherche ou des slogans antinucléaires. Ainsi, le mur devient un formidable catalyseur, le cadavre exquis d’une action collective dont les participants s’ignorent.”
- ” Je ne vois pas ce que j’aurais pu dire là, devant ce mur. Je savais que j’allais le dire ailleurs.”
- ” En fait, le travail sur le mur de Berlin relève du même concept que mes oeuvres antérieures : repérer les lieux significatifs, en extraire l’essence, les réorganiser sur la toile et les ramener à ma propre écriture? Fatalement, inexorablement, nous devions nous rencontrer le mur de Berlin et moi.”