lundi 18 janvier 2010

Exposition...

Dans le cadre de Lille 3000, la gare Saint-Sauveur de Lille accueille l'artiste Pascale Marthine Tayou du 25 Mars au 13 Juin 2010.

Une exposition monumentale, vibrante et colorée présentée pour la première fois à Lille par l'artiste. A découvrir en famille !

Plus de renseignements sur : http://www.lille3000.com

Voici  le site de l'artiste : http://www.pascalemarthinetayou.com/

PRATIQUE :

Gare Saint-Sauveur (Lille) : Métro : Mairie de Lille ou Lille Grand Palais 
Du Mercredi au Dimanche de 12h à 19h.
Gratuit

dimanche 17 janvier 2010

L'hospice d'Havré se met en robe

La Maison folie présente " La robe, objet plastique ", une exposition originale qui regroupe artistes confirmés et jeunes créateurs sur un même sujet, dans toutes les matières et tous les formats. C'est aussi un hommage au textile.

Organisées en réseau, les Maisons folies de la métropole rendent souvent hommage au textile. Si à Lille celle de Wazemmes s'est par exemple déjà penchée sur la broderie, à Tourcoing, l'hospice d'Havré se met en robe pour cette première exposition de 2010 baptisée : " La robe, objet plastique." Derrière cet intitulé, se cachent en fait " des " robes.

" Ce ne sont pas des robes mais des sculptures "

Des robes de jeunes créateurs des Maisons de mode de Lille et Roubaix ou d'étudiants d'ESMOD; des robes d'artistes, comme celles d'Olga Boldryeff, une française d'origine russe qui avait déjà exposé à l'Hospice en 2004 ; ou encore des robes d'Aghata Ruiz de la Prada, prêtées par le musée roubaisien de la Piscine, qui lui avait rendu un grand hommage en 2009. Dans cette exposition éclectique, le bel habit est donc l'occasion de belles rencontres. Un peu comme dans la vie.

Ainsi, dans la chapelle, l'une des robes " ventilées " de Cathy Péraux, une artiste belge qui travaille notamment le plastique, flotte aux côtés des créations d'Olga Boldryeff. Celle-ci présente une partie de ses " Traversées ". Ses créations monumentales suspendues évoquent sa traversée de la Sibérie. " Ce ne sont pas des robes mais des sculptures que j'ai passé deux ans à faire ", raconte l'artiste, qui a voulu parler à la fois de l'immensité des pays qu'elle a traversés, mais aussi de la solitude et de la solidarité de leurs habitants.

Olga Boldryeff n'est pas la seule à revenir à l'Hospice avec cette exposition. C'est aussi le cas de la Tourquennoise Aurore Janon, avec une création faite de récupérations; un assemblage de tissus qui est aussi une réunion de morceaux de vie que l'artiste nous conte dans un texte collé au fond d'un placard. Catherine Noury est aussi de retour à Tourcoing. Déjà venue à l'Hospice en tant que photographe, elle nous revient avec des robes miniatures, épinglées dans des boîtes comme des papillons. Elle en a réalisées certaines avec les pluches d'un de ses pulls ou les bouts d'un de ses manteaux. " Comme en photo, je travaille le détail ", explique-t-elle. Ces délicates compositions renvoient au travail des couturières et à un rapport au temps de la création, oublié dans l'industrie d'aujourd'hui.

Bref, jusqu'au 21 février, l'hospice d'Havré ouvre une garde-robe de rêve qui, au-delà de la mode, raconte tout simplement l'art du textile.

PRATIQUE

Hospice d'Havré
100 rue de Tournai à Tourcoing


Source : Nord Eclair du Vendredi 15 Janvier 2010 (édition de Tourcoing et Vallée de la Lys)

vendredi 15 janvier 2010

mercredi 6 janvier 2010

Journée à Lens pour découvrir Louvre-Lens

Aujourd'hui, je me suis rendu à Lens pour mieux appréhender le projet du Louvre-Lens. C'est dans ce cadre, que je suis allé à la Maison du Projet du Louvre-Lens, situé Rue Georges Bernanos. L'occasion pour moi de découvrir l'historique de ce projet culturel de grande envergure, de voir la maquette réalisée par les deux architectes japonais de l'agence SANAA... La Maison du Projet du Louvre-Lens est un lieu unique, très agréable et doté d'un espace vaste qui peut accueillir les nombreux visiteurs qui viendront se documenter ou simplement passer un moment.

Voici les photos que j'ai prises...




dimanche 3 janvier 2010

Premier numéro de la Maison du Projet du Louvre-Lens

La Maison du projet du Louvre-Lens a édité en décembre dernier son premier numéro.
Vous pouvez le retrouver ci-dessous.
Bonne lecture...

mercredi 16 décembre 2009

Bloomsbury à Roubaix : une exposition inédite

Né au début du XXème siècle outre-Manche, le groupe de Bloomsbury a eu une influence avérée sur la vie culturelle anglaise. S'il a contribué, entre autres, à faire connaître la peinture française postimpressionniste, il demeure relativement méconnu en France. Il est vrai qu'à ce jour, aucun événement d'envergure ne lui a été consacré. Conversation anglaise : le groupe de Bloomsbury, l'exposition qui se tient actuellement au musée La piscine à Roubaix, est à cet égard inédite. Elle témoigne avec force de la créativité du mouvement, en particulier à travers les productions de l'atelier Omega.

L'acte de naissance de ce cénacle d'intellectuels et d'artistes britanniques date de 1905. Au n°46 Gordon Square à Bloomsbury, quartier de Londres, une poignée de jeunes gens se réunit dans la maison familiale des Stephen. Diplômé de Cambridge, Thoby Stephen présente à ses soeurs Vanessa et Virginia quelques-uns de ses camarades d'université, parmi lesquels Clive Bell, Leonard Woolf, Lytton Strachey et le futur grand économiste John Maynard Keynes. D'autres personnalités s'agrègent au groupe, telles que Roger Fry, Duncan Grant... et bien d'autres encore, issus du monde de la littérature, des beaux-arts et, dans une moindre mesure, de la musique. Volontiers iconoclastes, les " Bloomberries " s'affranchissent des codes hérités des périodes victorienne et edwardienne, tant en matière de religion, d'esthétique, de moeurs sociales que de sexualité.

Parmi les grands faits d'armes des membres du groupe, les deux expositions organisées par Roger Fry en 1910 et 1912 qui permirent au public britannique de découvrir les tendances picturales modernes européennes. C'est au même Fry que l'on doit la création de la société Omega Workshops, atelier original au sein duquel de nombreux artistes produisirent une multitude de pièces : céramique, mobilier, textile, vaisselle, bijoux... Citons aussi la Hogarth Press, maison d'édition fondée par Virginia et Leonard Woolf. L'essentiel des textes de la romancière y est publié.

Conversation anglaise : le groupe de Bloomsbury, jusqu'au 28/10/2010 au musée La piscine, 23 rue de l'espérance à Roubaix. Tél : 03.20.69.23.60. www.roubaix-lapiscine.com

Ci-dessus : Roger Fry, Portrait of Nina Hamnet, 1917, The Courtauld Gallery

Source : LilleMétropole de Décembre 2009