
L'usine de la Pie qui chante a longtemps fait les beaux jours de Wattignies. Jusqu'à ce jour de 1998 où la direction annonce la fermeture inéluctable. Assommés par ce licenciement inattendu, les salariés constituent une association de défense, Pain de sucre, en avril 1999. Celle-ci évolue pour privilégier la protection d'un patrimoine artisanal et industriel. Elle s'ouvre à d'autres personnes... C'est ainsi qu'Elisabeth Sady, directrice de l'école voisine de la Pie qui chante, puis Pierre Lebacque, également enseignant, s'y investissent totalement. En 2005, la Maison de la confiserie ouvre ses portes au 24 de la rue Guynemer, dans l'ancien logement de fonction de l'école.
Une centaine de membres bénévoles partagent une passion qu'ils s'efforcent de transmettre de multiples façons. Il aura fallu de la patience pour rassembler, répertorier et exposer les mille et un objets qui constituent un fonds unique en son genre. Guy Segers, qui a travaillé 43 ans dans la confiserie, a fait oeuvre de pionnier en collectant au fil du temps boîtes, étiquettes et autres moules dénichés dans les brocantes.
" Nous sommes partis de très peu de choses, quelques boîtes, quelques bouts de papier entassés dans des cartons et rescapés de destruction. Et le temps, la simplicité, la persévérance ont fait leur oeuvre ", expliquait, dans l'ancien président Christian Dupire.
" Très vite, cette activité s'est étendue à l'ensemble des confiseurs de toutes les régions de France ", précise son successeur, Jean-Michel Delalieux. De fait, la Maison de la confiserie de la rue Guynemer emmène le visiteur dans un tour de France, depuis Cambrai à Aix-en-Provence en passant par Nancy, Montélimar... : "Toute l'histoire du sucre puis de la confiserie ", résume Elisabeth.Le sucre séculaire
Les lieux ne sont pas très vastes, mais la visite dure suffisamment longtemps pour que la Maison soit un but de sortie. Le visiteur assiste à la projection d'un film très instructif sur l'histoire et la production du sucre depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Passant d'un continent à l'autre, il apprend beaucoup sur l'exploitation et l'utilisation de la canne à sucre, finalement concurrencée par la betterave. Dès la fin du XIXème siècle, l'industrie sucrière tourne à plein régime, particulièrement dans le Nord. Quel qu'il soit, le sucre concurrence le miel et ses dérivés. Il est apprécié pour ses vertus curatives avant d'être consommé en dessert à la Renaissance. Assimilé à une épice, il est vendu par les apothicaires. A partir du XVIème siècle, les confiseurs vont se l'approprier... Ils rivalisent de créativité. Au XIXème siècle, grâce à l'essor industriel, les friandises se démocratisent. Puis viennent la fabrication industrielle, la commercialisation, le marketing...
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Maison de la confiserie
24 rue Guynemer à Wattignies. Tél : 03.20.96.03.46 Entrée : 2 euros pour les adultes et 1 euro pour les enfants. Ouverture : les mardis et jeudis de 9h30 à 12h.

Source : LilleMétropole de Décembre 2009
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